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Maroc :Mineurs non accompagnés , otages ou monnaie d’échange pour les associations de protections des migrants au Maroc

par franck nama 29 Juillet 2015, 11:26 immigration Maroc

 Maroc :Mineurs non accompagnés , otages ou monnaie  d’échange pour les associations de protections des migrants au Maroc

La nouvelle politique migratoire au Maroc qui a pris forme après le rapport thématique relatif à la situation des immigrés et des réfugiés au Maroc élaboré par le conseil national des droits de l’homme (CNDH) qui déclenchait les hautes orientations de sa majesté le Roi Mohamed VI dans son discours à la nation à l’occasion du 38 éme anniversaire de la marche verte ,le 6 novembre 2013 « face à l’accroissement sensible du nombre des immigrés venus d’Afrique ou d’Europe , Nous avons invité le gouvernement à élaborer une nouvelle politique globale relative aux questions d’immigration et d’asile, suivant une approche humanitaire conforme aux engagements de notre pays et respectueuse des droits des immigrés »M VI . cela se manifeste aujourd’hui par l’octroi aux subsahariens de prés de 20000 cartes de séjours ,suivi par un plan d’action opérationnel de la stratégie nationale d’immigration et d’asile du ministère de tutelle qui se déploie en quatre axe principaux à savoir les enjeux humanitaires ,les enjeux d’intégration, les enjeux de politique étrangère et les enjeux économiques culturels et sociaux. Auréolé par ses quatre axes nous allons analyser la situation des mineurs non accompagnés. La gestion de cette problématique sur la base de principes humanitaires tels que voulu par sa majesté depuis le fameux 6 novembre 2013.

Enjeux humanitaire. le contexte de la présence des mineurs non accompagnés au Maroc fait suite à des crises de natures différentes en fonction du pays d’origine des différents adolescents qui se retrouvent au Maroc . L’on citera par exemple le cas des mineurs non accompagnés issus de la guinée dans leurs grandes majorités ils viennent d’une région de la guinée qui se nomme Mamou faisant suite à une crise politico-économique et sanitaire persistante.

En effet les habitants de la dite région sont des peuls ethnies politiquement et historiquement opposé au régime en place en Guinée qui de facto s’estime lésé par une justice sociale en défaveur de leur région et ethnie. Ajouté à cela l’insécurité sanitaire causé par l’épidémie ébola qui a secoué la sous région de l’Afrique de l’ouest ou se situe la Guinée Conakry. C’est ainsi que face à tous ces facteurs l’on constate d’après les focus groupes et interview mener par la communauté guinéenne au Maroc. Bon nombre de ces enfants sont carrément encouragé par leurs parents qui financent le voyage en organisant des petits groupes de quatre à six mineurs qui se déplacent ensemble probablement dans l’optique de veiller les uns sur les autres. Le cas des mineurs non accompagnés issus du Mali est un cas un peu différent.

Le Mali étant un pays ou culturellement l’homme ayant atteint l’âge de la puberté qui se traduit par un rite initiatique qui lui confère le titre de « Tchè ou l’HOMME » qui est synonyme du fait qu’il est apte à se battre dignement dans le combat de la vie et donc à prendre en charge ses parents, sa famille c’est ainsi que victime dans un premier temps d’un taux d’alphabétisation extrêmement faible, ajouté à cela le manque de model de réussite sociale classique. Les seuls existants étant le cas des aînés sur les routes de l’immigration qui produisent le gros des investissements et de valeurs dans les régions reculées du Mali. C’est ainsi que l’on notera une spécificité de cette nationalité qui veut que l’on comptabilisera presque que très peu parmi eux dans les centres d’accueils et d’accompagnements classique ou sur les trottoirs à faire la manche comme la plupart des autres mineurs et migrants. Car plutôt porté à travailler peu importe la dureté du travail.

Cas des mineurs issus du Cameroun, le Cameroun pays plutôt nanti en termes d’alphabétisation souffre plutôt d’une crise des valeurs fortement imprégner de l’ambiance omniprésente de la corruption qui mine le pays et se traduit par une injustice sociale sans précédent qui aujourd’hui jette en pâture les hommes et femmes du pays sur les routes de l’immigration irrégulière entraînant avec elle les enfants des grandes villes du littorale camerounais et de l’ouest du pays qui pour la plupart en décrochage scolaire obnubiler par les migrants (es) résidents en Europe ayant utilisé la voie d’un mariage avec un ou une européenne, ou encore d’un quelconque trafic pour se faire de l’argent qui est utilisé de manière ostentatoire donnant plutôt l’impression aux jeunes qui regardent admiratif ces derniers, qu’’il est facile de se faire de l’argent en occident. Ce qui les poussent à partir ; aujourd’hui le contexte de Boko Haram catalysant les facteurs, Très souvent sans dire à leurs parents après leurs avoir soutiré une modique somme utilisée pour faire le voyage vers l’Europe. L’on citera également des mineurs non accompagnés d’origines sénégalaise, ivoirienne, gambienne ou même encore sierra léonaise bien peu nombreux mais qui présenteront un contexte socio humanitaire aussi fantastique que ceux sus cités. Seulement une fois au Maroc pays de transit au départ dans lequel ils découvrent l’étendue et l’ampleur du challenge ils font alors la dure expérience de la vulnérabilité, de l’insécurité alors que orienté vers les structures d’accompagnement qui ont la responsabilité des enjeux d’intégration.

Enjeux d’intégration les jeunes qui après tout sont protégés par la convention de Genève sur la protection de l’enfant vont immédiatement adresser la demande d’un logement d’usage car vivant dans la rue. cas de la ville de Rabat ou l’on les vois passant des nuits à la belle étoile dans le stade de kamra , une fois rendu dans les centres d’accueils il seront soumis à une procédure qui commence par un enregistrement qui donne droit à un rendez vous de prise en charge fixé entre deux semaines à un moi qui laisse dont sans logement le mineur vivant dans la rue, procédure qui décourage très souvent la majorité qui pourtant seront comptabiliser au moment des bilans et rapport morale . pour les plus téméraires qui oseront retourner dans la dite structure pour profiter du logement promis c’est une contribution d’une valeur ne dépassant pas 200 dirham soit 20 euros qui lui serra accordé ce qui le conduira à rejoindre d’autres migrants dans des chambres communes qui ont la caractéristique d’être des espaces insalubres ,foyer de promiscuité dans lesquelles des jeunes côtoierons des adultes qui souvent utilisent leur naïveté pour faire d’eux des sujets d’exploitation de tout genre . ici en effet sur demande des associations dites d’accompagnements, les enfants seront rassemblés par un aîné à qui ils font plus ou moins confiance, qui les conduira à des activités sois disant pour les distraire ou pour trouver des solutions à leurs problèmes mais pourtant la seule et unique raison pour laquelle ils sont réunis est pour des raisons de communications ,il faut des images pour convaincre les partenaires , les bailleurs de fonds du fait que l’on pause des actes effectivement en faveurs des migrants mais pourtant que non. Les activités sont effectivement des parcs d’expositions et d’exploitation des enfants, des mineurs non accompagnés. Les dites associations d’accompagnement en ont fait des enjeux économiques.

Enjeux économiques, culturels et sociaux. D'après une étude comparative effectuée par la communauté guinéenne engagée sur le sujet, près de 400 mineurs non accompagnés auraient demandé de l’aide auprès des dits organismes depuis le début de l’année pour prés 400 mineurs ayants demandé de l’aide c’est 99% de situations de vulnérabilités persistante. L’on notera ici qu’aucune impression générale ne se dégage quant à aucune politique d’insertion sérieuse dans la formation, la réorientation , le solutionnement au cas par cas, la prise en compte des aspects culturels qui devraient faire l’objet de l’interpellation des acteurs associatifs issues des différentes régions pour construire des solutions d’intégrations partager entre ces derniers et les parents et tuteurs auteurs et grands responsables de la détermination des enfants mis en cause à se rendre au péril de leurs jeunes et immatures vies en Europe. C’est dont la mise en application par toutes les structures d’accompagnements de migrants au Maroc pour un premier temps de « l’initiative de l’alliance africaine pour la migration et le développement » promu par le Maroc en marge de l’assemblée générale des nations unies de l’ année 2013 qui réglera de manière significative la question des mineurs non accompagnés . Le partage des responsabilités, car les structures s’octroyant le monopole de la question des mineurs non accompagnés ont étalé leur limite quant à une gestion opérationnelle globale efficace.

Les acteurs associatifs subsahariens au Maroc dénoncent dont ici un affairisme masqué dans une litanie des« actes appâts » qui laisse entrevoir un cas de prise en otage des mineurs non accompagnés comme monnaie d’échange contre des budgets colossaux . C’est à cet effet qu’une interpellation à l’humanisme associatif seul gage d’une société équitable ou des mineurs non accompagnés pourraient avoir :

  • un accompagnement juridique à travers un plaidoyer qui leur donnera à terme une carte de séjour sur la seule condition de mineur.
  • un logement décent dans des centres de jeunesses adaptés ou des familles d’accueils qui devraient recevoir des financements des bailleurs de fond sur la question de la migration.
  • une formation ou tout accompagnement de nature à donner une chance réelle à ces enfants qui après tout ne sont et ne reste que des enfants, de manière à ce que comme chaque parent entrevoit le meilleur pour ses enfants nous nous engagions avec un engagement de père et de mère pour le bonheur de ces enfants, de nos enfants. Car comme le disait MARTIN LUTHER KING JUNIOR « une injustice rendu à un homme quelque part, est une injustice rendu à toute l’humanité partout » .

FRANCK NAMA

SC CTIM

Avec la contribution de la communauté guinéenne

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