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Face à la guerre psychologique de l’UE les options qui restent aux migrants

par franck nama 29 Janvier 2016, 02:31

Migrants  expulsé des maisons de boukalef
Migrants expulsé des maisons de boukalef

La politique d’externalisation des frontières de l’union européen qui a pour mission de retenir le flux migratoire dans les pays de départ ,de transit et sur les frontières terrestres qui se caractérise par Le renforcement , le quadruplement des barrières de barbelés sur les enclaves de Ceuta et de Melilla , La sécurisation des cotes par la police quand à l’accès sur les plages des migrants et de leurs bateaux de fortunes généralement lancés des plages aux encablures de Tanger, de Tétouan, Laayoune …Etc. pour les cotes espagnoles qui contraignent désormais les migrants à revoir leur projet de voyage en choisissant une des trois options sur la table.

La première étant c’elle de la persévérance pour voir au bout l’Europe par le Maroc ou simplement la route de la Libye . parti d’un certain nombres de considérations pris en compte par les migrants pour pouvoir s’adapter aux réponses sécuritaires mis en place par l’union européen qui sont définitivement des blessures handicapantes tant psychologiquement que physiquement, allant souvent jusqu'à la mort sur les barrières de Melilla et de Ceuta . considérant la décision des autorités locales de faire libérer les forets de Bolingo,de Soutia,de Selouan ,et de Gorogo à Nador . Considérant le décampement de la Fac et des forets avoisinants Oujda. Considérant l’évacuation des appartements squattés massivement à boukalef à Tanger et la mise à feu des ‘’bunkers ’’ de sauvetage suite à l’évacuation sus cités. Les migrants par centaines se dirigent vers le nord pour franchir la frontière entre le Maroc et l’Algérie en direction de la Libye pour profiter du chaos dans lequel est plongé les institutions libyenne, pour une chance dans un lampa lampa battant pavillon ‘’boza’’ en direction de Lampedusa malgré la menace des risques plus élevés de perdre leurs vies après une éventuelle dérive dans les eaux de la méditerrané , la distance entre les cotes libyennes et italiennes étant définitivement plus grande. Pour les migrants de cette première catégorie le détour vaut la peine car au compteur, pour bon nombre d’entre eux c’est très souvent des tentatives échouées de rentrer sur le territoire européen qui dure déjà entre deux à cinq ans qui ne donne aucune chance à un autre projet. Car il est hors de question pour eux d’échouer, le tandem est bien connu « no retreat no surrender » pas de repli, pas de reddition le succès est dans une attaque mobile et continue.

La deuxième option est de saisir sa chance pour une intégration par le travail sur le territoire Marocain quand on a pu être compté parmi les bénéficiaires de la grande campagne de régularisation lancée par le gouvernement Marocain. La carte de séjour au point on essayera alors de se reprogrammer, décision généralement plus facile à prendre qu’à assumer car ayant passé des années en foret à vivre dans des conditions inhumaines dans l’espoir d’un changement immédiat des conditions de vie une fois la frontière de l’union européen franchie. On aura l’impression de tomber sur la tête car l’on va vite se rendre compte que la réalité en ville au Maroc est contraignante et sans pitié. Les charges du loyer, et du repas, bien que partagées restent une épreuve quotidienne gagnée au prix d’un effort démesuré.

Reste pourtant les options offertes par la stratégie nationale d’immigration et d’asile du ministère des MRE qui a travers une toile d’associations met à la disposition des migrants des formations allant de la langue locale, à des formations qualifiantes voir même diplomantes .mais le soucie réside dans la prise en charge car il est difficile pour une personne n’ayant pas réglé ses besoins primaires « loyer, nutrition, vêtement, hygiène » de donner la tête à une quelconque formation ou apprentissage. Résultat finale les programmes de formations sont abandonnés par les migrants a fin de se consacrer à la quête du pain quotidien. Quand bien même un migrant était parvenu à se prévaloir d’une compétence dans un domaine bien précis, reste à résoudre la question de la stabilité psychologique car la plupart des migrants ayant passé de nombreuses années dans les forets, ils souffrent d’une perte d’estime de soi en effet ils rentrent spontanément dans un trouble terrifiant au contact des personnes autres que des migrants c’est une véritable détresse psychologique de masse. Probablement la remonté en surface de tout le stress accumulé lors des épreuves intempestives auxquelles ils ont été soumis durant le périple en foret.

La dernière option est le retour volontaire, la fin des courses. Le scénario idéal pour l’union européen, mais elle est malheureusement une occasion pour les plus vulnérables de rentrer au pays dormir au chaud le temps que l’hiver très difficile passe et une fois rétabli psychologiquement ils reviennent pour essayer une fois de plus de vaincre le ‘’ le chef bandit ‘’ le grand mammouth car généralement les conditions d’accompagnement restent symbolique comparer à ce qui est donner aux migrants résidant en Europe qui font le même chemin retour en effet il reçoivent dix fois plus d’argent pour l’accompagnement à la réinstallation que les migrants venu du Maroc.

Dans la foulée des bilans il est clair que pour un nombre inquiétant de migrants les accidents vasculocérébrales restent une option de plus en plus crédible dans la communauté camerounaise dans l’espace de quatre mois l’on a enregistré 15 attaques foudroyantes 3 morts 4 paralysies partielles et 8 remissions. Les migrants d’origines subsahariennes craquent et ne tiennent plus le rythme insoutenable qui leur est imposée quand à ta la vision de départ qui était de se rendre en Europe. La décision de retourner devenu impossible étant donné le temps qui est passé, des années gâchées qui pèsent d’un poids si lourd considérant les dettes concédée par la famille pour financer le voyage. Faute de ne pouvoir trouver la force et les moyens de continuer le combat, de s’intégrer dans la stratégie nationale d’immigration et d’asile, le tournant dans la guerre entre les deux parties le migrant et l’UE est déjà là l’ultime blocage dans la guerre de position fait échec au culte de l’offensive légendaire des migrants. Les morgues ne désemplissent plus, des corps sans vie des migrants qui meurent sur leur lit foudroyé par une détresse psychologique sans précédent.

Franck Nama

0676929804

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