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Agressé au Harold’s Night Club Anthony décède à l’hôpital

par franck nama 4 Novembre 2016, 03:11

 

Agressé au Harold’s Night Club

Anthony décède à l’hôpital

 La communauté africaine noire du Maroc vient encore d’être frappée par un drame.  Alors qu’elle n’a pas encore fini de pleurer Hope, c’est Anthony Choco, un jeune camerounais de 29 ans, , qui a succombé le 9 octobre  dernier suite à une sauvage agression devant Harold’s Night Club. Anthony aurait pu survivre  mais négligence et esprit mercantile des médecins de la clinique Souissi ont écourté sa vie. Et quand KultureMozaik soutenait que les africains noirs avaient peur!

Le 23 septembre dernier, Anthoine Zo Tekuoulega, Anthony Choco pour les intimes, sort du Harold’s Night Club un peu éméché. Dehors, il croise une jeune fille marocaine avec qui il venait de partager quelques pas de danse. Entreprenant, le jeune homme lui fait des compliments. Mais, il était loin de se douter qu’il signait là son arrêt de mort. Car, sans même réaliser ce qui lui arrivait, un des portiers marocains de la boîte de nuit lui tombe dessus et lui assène quatre coups de couteau.

Gravement atteint, Anthony Choco s’écroule. Il est touché à la nuque, à la poitrine, dans le dos et en plein abdomen. Les amis du malheureux sont pris d’une vive panique et ne savent pas comment s y prendre. Mais, cinq minutes après, ils se ressaisissent ; ils  arrêtent un taxi et se rendent à la clinique Souissi où il est aussitôt placé en réanimation. Dans cette clinique privée, le pauvre Anthony va connaître un vrai calvaire : il va être saigné financièrement et surtout soigné sans  grand attention  et, moins encore, des examens poussés.

En effet, cette nuit-là, il va subir plusieurs examens, notamment une échographie abdominale, une échographie cardiaque et une radio de poumon. Mais les médecins passent à côté. Première faute, l’écographie abdominale est inappropriée lorsqu’il faut sonder le tube digestif. Par ailleurs, la même échographie qui aurait pu être efficace pour évaluer l’état des reins ne révélera rien. Deuxième faute grave, les médecins arrêtent l’exploration du corps! C’est dans ces conditions et non sans avoir exigé au malheureux de payer 18 000 dirhams pour des prestations quasi-vaines que les médecins décident de décharger un malade dont l’état nécessitait une surveillance médicale particulière et des soins intensifs.

Une fois à la maison, Anthony souffre  terriblement et ne parvient pas à dormir. Il ne fait  plus des selles,  il pisse du sang et il vomit un liquide verdâtre. La famille décide alors d’appeler l’un des médecins traitants de la Clinique qui, en guise de réaction, prescrit, au téléphone, un médicament contre les vomissements. Mais, malgré l’intervention téléphonique, la situation du jeune camerounais se détériore. Le 25 septembre, aux environs de deux heures du matin, la famille fait venir une ambulance et le conduit aux urgences de l’hôpital international Cheick Zaïdi, après un détour par une autre clinique privée.

Sur place, le médecin qui le consulte décide, eu égard à la gravité du cas, de demander un scanner. Lorsqu’il apprend que dans les deux cliniques privées le scanner n’a pas été demandé, il est scandalisé et évoque une négligence. Finalement, c’est cet examen -scanner- qui révélera que le gros intestin avait été perforé et que l’un des reins avait été sectionné. Mais c’était trop tard. Car, après deux opérations chirurgicales successives, Anthony rendra l’âme.

Ce nouveau drame vient ainsi ajouter à la peur qui prévaut depuis le meurtre de Hope, la fillette congolaise de deux ans qui a été sauvagement assassiné par une marocaine de 39 ans.  Pour revenir au drame d’Anthony, il sied de souligner que son assassin aurait été déféré et serait dans les liens de la prévention. Bien que saluant les efforts des autorités marocaines visant à améliorer la condition des migrants au Maroc, les africains noirs déplorent le fait que des crimes aussi gratuits continuent à les frapper et demandent à être sécurisé.

Dossier à suivre

franck  Nama et tuer de quatre coups de poignard  Mohamed Mboyo Ey’ekula 

 

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