Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un préalable à la psychologie de l’intégration au Maroc

par franck nama 10 Août 2015, 19:20

Un préalable  à la psychologie de l’intégration au Maroc

Le discours du roi Mohamed VI à la nation le 6 novembre 2013 dans son extrait disait « les relations privilégiées qui unissent le Maroc aux pays de l’Afrique subsaharienne ne sont pas que politiques et économiques. Ce sont, dans le fond, des liens humains et spirituels séculaire …parce que la problématique migratoire concerne tous les états et tous les peuples, nous exhortons la communauté internationale à s’impliquer fortement dans le traitement de ce phénomène, de sorte à prévenir les catastrophes humanitaires qu’il occasionne….. » Depuis lors la vision du Roi a toujours été globale et humanitaire on entend dont ici ,la mise en valeur du sentiment de bienveillance envers son prochain dans le pays de départ, dans ceux ou celui de transit et enfin dans le pays d’arriver. Pour le cas du Maroc alors que l’on est lancé dans la grande foire de l’intégration, deuxième phase de la stratégie nationale d’immigration et d’asile .Des inquiétudes fusent car la population qui est invitée ou contrainte à abandonner son projet de voyage vers l’Europe contre une offre alternative d’insertion et d’intégration dans le tissu socio-économique du Maroc semble être tombée sur la tête . Tellement elle est loin d’une quelconque adaptation ,mieux d’une quelconque réadaptation. En réalité pendant des décennies la systémique qui a régulé le fonctionnement psychologique des populations migrantes en transit au Maroc pour se rendre en Europe était assez carré. Elle dépendait de la nationalité, du sexe, et du degré de détermination des sujets. La course vers une vie meilleur dans un contexte socio-économique et juridique hostile a pratiquement radicalisé les migrants qui se sont renfermés en eux même pour mieux se protéger du monde extérieure qui est ici une partie de la communauté du pays d’accueil qui elle-même en situation de vulnérabilité souffre tout autant que les migrants subsahariens . Ce qui d’ailleurs à un moment donné a développé une stigmatisation de masse caricaturant systématiquement les migrants comme étant des personnes sauvages ,sans éducations ,sans dignité ni fierté un racisme par soucie de conservation aux effets psychologiquement dévastateur .c’est ainsi que sans autres choix les populations subsahariennes allaient s’installer dans les quartiers ghettos vivant en groupe dans des chambres dortoirs pour un nombre humainement dévalorisant . Organisant une économie communautaire dont le point centrale est dans des maisons closes ou les migrants peuvent assouvir leurs besoins élémentaires tel que ‘’ la nourriture, le sexe, l’alcool, la drogue et le réseau de voyage ’’ pour payer la facture le migrant de jour travaille pour celui-ci le BTP, l’artisanat pour les plus chanceux, pour un grand nombre la mendicité, pour les femmes le ménage , la prostitution et pour les têtes brulés, les apprentis caïds, la drogue, l’arnaque, le titre de passeur étant naturellement le plus important dans la communauté. Le migrant désormais inclus dans le système communautaire assiste alors impuissant à l’altération et à la dégradation de sa condition de vie, de sa qualité de vie. Survivre Dépend désormais de la méthodologie commune. Ici l’on répétera avec les autres les mêmes activités le même discours on se construira une carapace commune pour se protéger des remarques extérieures au groupe. Au détriment de toutes les conséquences psychologiques que cela engendre. La désaffiliation, la désinsertion, la marginalisation désormais signe visible et dont source de toutes les déclinaisons manifestes dont font les migrants et les refugiés aux différentes offres d’apprentissage de la langue arabe « le daridja » ou encore les formations et offres d’emplois. C’est la crise de l’exclusion. Pour venir à bout de cette machine aux multiples ramifications l’hypothèse d’une approche à la solution est dans la check-list question stimulante.

  1. Qui est le migrant ? pour y répondre nous utiliserons des avis donnés par les migrants dans le cas des focus groupes organisés par le centre culturel africain dans le cadre de son projet Maroc terre d’accueil, et là il en ressort un fait claire , le migrant subsaharien sans distinction de pays d’origine est un homme jeune la plus part du temps qui est parti de chez lui avec l’intention d’améliorer ses conditions de vie. Un important exerçait déjà une activité parmi ses congénères ou était leaders dans un groupe quelconque .parti plein d’ambition et de détermination laissant très souvent des conditions de vie très difficile, ils partent avec l’esprit conquérant l’âme d’un champion, avec l’objectif de changer les conditions de vie de la famille entière quand on connait la famille africaine on dirait qu’ils partent avec l’objectif de changer les conditions de vie de tout un village ou d’un quartier. Mais finalement enfin de course c’est des hommes qui face à la difficile et imprévisible réalité du ‘’front’’ comme on dit, ils sont devenus des personnes qui ne pensent plus par elles-même ils se refugient dans le groupe ,dans une vision minimaliste et idéaliste .ainsi faisant ils s’éloignent , ils passent juste à coté des opportunités qui de plus en plus sont légions sans réelle challengeur pour demander le droit à l’appropriation de ce qui leur revient de droit qui est donné par l’union européen en contre partie pour l’intégration par la formation ,l’insertion dans le monde du travail au Maroc .
  2. Pourquoi le migrant part il de chez lui ? le migrant subsaharien comme tout être humain est un Homme dans le quelle est inscrit dans son ADN les droits fondamentaux sur la mobilité tel que désigné par la convention de Genève. seulement le stimulus principale est et reste le model, l’agressivité des organes de communication occidentaux, qui est tel qu’au finish une seul culture et une seul est érigée en model celle de l’occident. pendant que les états africains se battent pour se construirent tant économiquement que culturellement ils voient leurs efforts réduit à néant à plus d’un point par des machines de communication qui ne présente l’Afrique, que comme étant un continent désespérant foyer de toutes les misères et de tous les conflits. pendant ce temps les images qui parviennent en Afrique, qui sont disponible tant dans le cinéma, la presse, la télévision, présente l’Europe, l’occident, Comme un paradis paisible sans la moindre misère. La réaction est logique et immédiate pour une jeunesse déterminée à faire profiter de la joie de vivre, du soit disant bonheur absolu de l’occident à leurs familles c’est la fixation à défaut d’une alternative fiable. C’est ’’ la crise de l’identité ‘’qui ici est pointé du doigt l’Afrique a été depuis des décennies spoliés de son histoire de manière sauvage et cruelle par les peuples qui l’on à un moment ou à un autre dominé ,Lilian Thuram dit dans son livre mes étoiles noires « ….A quelles séquelles s’expose-t-on quand la vérité sur nos origines nous est dissimulée……deux processus complémentaires interviennent conjointement à cet égard : un mécanisme d’identification aux autres et un mécanisme de distinction par rapport à ceux-ci…le phénomène d’identification-rejet » c’est donc une crise identitaire sans précédent qui poussent les jeunes subsahariens à aller se tuer pour se rendre cout que vaille en Europe les responsables de cette crise étant bien évidement les européens qui ont anéanti ,effacé les vestiges d’une histoire africaine. Un adage africain dit « quand tu ne sais pas ou tu vas, regarde d’où tu viens.. »
  3. Quel état psychologique est celui du migrant au Maroc ? le migrant d’origine subsaharienne au Maroc est un homme qui a vécu en fonction du temps passé sur le territoire Marocain des degrés de stress si important qu’il est un être humain dont son état de santé mentale peine à lui permettre d’ immerger des ressources psychologiques garantissant l’estime de soi ,la tendance à ne pas se dénigrer, l’impression de maitriser sa propre vie .causer par les échecs récurrents après plusieurs tentatives manqués d’entrée en Europe que ce soit par la voie de la mer ou par l’enclave de Melilla ou de Ceuta ,l’épuisement suite à des conditions de vie déplorable (loyer, santé, travail) , la perte d’énergie et la fatigue ,la honte après le calvaire de la mendicité. il est donc signifiant de remarquer que ces éléments sont des dimensions de l’échelle de Bradburn qui évalue le bien –être psychologique. Le migrant d’origine subsaharienne ayant entamé une formation, initié une recherche d’emploi de part son caractère dépressif, poursuivre jusqu'à son terme sa formation ou de ne pas se décourager devant les réponses négatives s’il n’est pas soigné est utopique. Combien de subsaharien ont été interné dans le centre spécialisé pour les pathologies mentales de Salé ? Freund le père de la psychanalyse le disait déjà en son temps « les hommes sont tous des fous mais avec des degrés différents » le nombre est important il ne se passe de jour sans qu’une communauté soit interpellé à prendre soin de son fou. Certains organismes d’accompagnements de migrant en ont fait les frais avec l’énigmatique cas Bobby de la communauté camerounaise.les exemples sont légions et le diagnostique formel le manque de participation des migrants subsahariens à la vie sociétale est une cause de la rupture d’équilibre psychologique dont l’OMS (1948) donne la définition suivante « un état complet de bien-être physique, mental et sociétal » les conditions de vie difficiles qui perdurent , affectent de façon parfois irréversible la santé des migrants le manque d’accompagnement ,de traitement adéquat est dont une des causes et une conséquence de l’exclusion.
  4. Comment ,quelle stratégie pour l’intégration des migrants ? la mise sur pied des services spécialisés à l’insertion sociale qui anticiperont d’une part ; en mettant sur pied des stratégies de prévention mais aussi et surtout des stratégies curatives à toutes les échelles de l’administration .En développant la compréhension critique des réalités sociétales spécifiques à la migration. le coaching et le développement personnel sont essentiel à tout projet de formation et devrait également faire l’objet d’une implémentation dans le programme d’accompagnement ,dans l’insertion dans le monde du travail .la question de l’emploi étant une réalité à laquelle font face autant les Marocains que les migrants. l’éternelle conflit des emplois pris par les étrangers ressortira à coup sur pour cela il est impératif d’organiser la communauté subsaharienne autour des projets d’autonomie économique .le cercle de réflexion sur la théorie d’une identité africain propose déjà de mettre sur pied le projet « «mon étoile noire & my black star » un projet de promotion et de valorisation des grandes figures africaines et Afro de la diaspora ayant marqué l’histoire de l’humanité par la création et la commercialisation des produits dérivés . le montage des petites et moyennes entreprises tenu par des blacks tel que des fermes, des pressings, des laveries, des magasins de l’artisanat Africain… etc. il faut une vraie économie noire de la même manière que la communauté Marocaines s’installent et contrôlent des secteurs de l’économie dans certains pays de l’Afrique subsaharienne à l’exemple du Sénégal, de la cote d’ivoire pour ne citer que ceux là. pour cela il faut un fond disposé pour la création des micros entreprises, l’implication au haut niveau des acteurs associatifs subsahariens dans le processus décisionnel de gestion des projets et programmes liés à la migration. car généralement les propositions faites par des personnes extérieures à la communauté sont en déphasage avec la réalité et les besoins spécifiques des migrants.

FRANCK NAMA

RESPONSABLE POLE MIGRATION CCA

SG CTIM

Tel (00212) 676929804

commentaires

Haut de page