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Tir direct en ligne- 5 octobre 2016 Besoin de justice…

par franck nama 4 Novembre 2016, 03:19

Tir direct en ligne- 5 octobre 2016

 

Besoin de justice…

Le 29 septembre dernier, à Temesna, une bourgade au sud de Rabat, il est sensiblement entre 15 heures et 15 heures 30. Des enfants d’origine camerounaise et congolaise s’ébattent paisiblement en arpentant les escaliers du troisième étage d’un immeuble.

Subitement, comme sortant de l’enfer, une dame apparaît, rugissant tel un diable et vociférant. Pris de panique,  les enfants détalent et descendent en courant les marches des escaliers.

Mais, la petite HOPE,  deux ans et demie seulement, ne pourra pas courir assez vite que ces ainés. Vite fait, elle est happée par  la dame en furie, elle-même mère de deux enfants.Tenant sa proie, elle se décide de la kidnapper et la conduit droit dans son domicile où se trouve son mari – Il faut le rappeler, est un vendeur de friandise au bas de l’immeuble qu’ils partagent tous.

Il faut également rappeler que dans l’après midi du  27 septembre,     la veille du crime, il s’est rendu   auprès de la grand mère des enfants que sa femme a pris en chasse  pour  adresser une plainte. Ainsi, fou de rage, il soutiendra que les enfants et les petits enfants de cette dernière s’amusent  autour de son comptoir mobile  exposant sa marchandise  à la destruction. Le mobil est donc établi ! Désormais, on comprend pourquoi  la fillette congolaise est  entre les mains de la diablesse qui va la tuer.

Hope verra sa nuque transpercée de deux trous, probablement avec un objet contondant du genre ciseaux car, comme métier,  la dame sans cœur  est une  couturière de   profession. La fillette perdra ainsi tout son sang

Ayant commis un odieux acte,  la présumée meurtrière tente en vain de dissimuler les preuves : primo, elle nettoie minutieusement le corps, voir la tête ensanglanté de la petite. Et, ensuite, elle transporte discrètement le corps  et le dépose tout prés de l’endroit ou son mari entrepose  quotidiennement sa brouette de friandise. Juste à l’entrée de l’immeuble comme pour rappeler le motif du crime.

Mais petit détail :  elle oublie qu’en bas de l’immeuble, un des enfants qui étaient avec Hope est en embuscade et la voit déposer le corps. Croyant être à l’abris de regard,  elle s’éloigne en prenant l’entrée de l’immeuble voisin rattaché au sien. Ainsi, c’est par la dalle de cette immeuble qu’elle rejoindra son appartement en laissant à chaque pas des traces de sang.

Secundo : l’enfant, qui a tout observé, arrive avec ses copains et, ensemble, ils asseyent de réveiller Hope. Voyant qu’elle ne réagit  pas, ils accourent auprès des parents de l’infortunée et les tiennent informer du drame qui vient de se produire. La maman de la fille s’évanouie sur le champ.

Tertio : alors que tout le monde crie au crime, le mari de la vipère arrive sur le lieu où gît Hope et, sans mot dire, mais, surtout, habillé d’un boubou beige et  tenant un sachet, il s’en éloigne. Mais, quinzaine minutes plus tard, il réapparaît en ayant pris soin de se changer. Du boubou qu’il portait, plus rien. C’est en pantalon jean et en haut de couleur orientale qu’il repasse et gagne son appartement. Et les spéculations d’aller bon train. N’est-il pas parti probablement  se débarrasser de l’arme du crime.

Ce faisant, alors que la foule s’amasse  autour du corps de la victime, les enfants d’origines subsaharienne remarquent la présence de la dame mais, cette fois là, habillé d’une djellaba noire. Comme s’il n’était au courant de rien, elle se met à questionner les autres femmes en daridja. Sa question : est-ce qu’il y a des témoins qui ont vu  la personne qui a commis l’odieux acte. Mais, là aussi, mauvais calcul. Car, ce dont elle ne se doute pas en ce moment là, ce  que les enfants suivent la conversation et, puisque nés au Maroc, ils comprennent

Très rapidement, l’enfant sera conduit  dans un dispensaire de proximité mais on ne pourra pas faire grand-chose. Mais, reflexe jouant, l’infirmière, se sentant concernée, appellera l’ambulance. Mais, une fois arrivés sur les lieux, les ambulanciers refuseront de transporter le corps. Sans perdre du temps, la tante de l’enfant, la seule de la famille à être encore lucide, se décide de héler un taxi blanc. La fillette inerte est ainsi conduite à l’lhopital Check Zaid où, après plusieurs tentative de réanimation infructueuse  la mort, la terrible nouvelle tombe. Hope est décédée.

C’est alors que toute la communauté noire du quartier se mobilise et, aidée par les enfants, bons informateurs, la supposée criminelle est empêchée de quitter l’immeuble et aussitôt femme essayant de immobilisée.

La dame sera ainsi tenue en respect jusqu’à ce que la gendarmerie -pressée par la communauté noire- arrive par insistance  sur les lieux du crime. Car, ayant longtemps attendu l’arrivée de la police, un groupe de personnes d’origine noir, s’est simultanément rendu à la gendarmerie et menacé de se rendre justice si les forces de l’ordre ne se déployait pas rapidement. Sans perdre du temps, la police procède à l’arrestation de la dame et l’emmène au poste de gendarmerie.

A ce niveau de la situation, une question me triture les méninges. état des choses eu égard à l’implication d’une certaine presse marocaine. Quelles peuvent être les motivations de 360 quand elle titre : Une fillette morte à Temara  …pour quelques  bonbons? Sans doute, les trois points de suspension  marquent une accusation. En lisant cet article tendancieux, l’idée insinuée est que la fillette aurait été tuée pour avoir volé des bonbons. Et puis, pour quelle raison ce journal en ligne évoque-t-il un acte maladroit alors que la femme a purement et simplement assassiné et, en plus, avec préméditation un enfant sans défense.

 Pour quelle raison cherche-t-on a protéger cette criminelle ? Sait-on seulement que, dans ce royaume, la Constitution garantie les droits fondamentaux tel que celui à la vie et à tous et sans exception? Qui sont les corbeaux qui osent vouloir traiter si vulgairement le meurtre d’un enfant? N’ont-ils pas d’enfants? Ou simplement parce qu’ils estiment que les  leurs  sont blancs et  valent plus que des enfants noirs?

De grâce, procureurs et juges du roi, rendez justice sans partie pris. Nous vous faisons confiance car c’est votre boulot de frapper par l’exemplarité ; de châtier sans pitié pour qu’aucun oiseau de même plumage n’ose encore un tel acte

                                                                                                   Franck Nama 

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